Autres résumés
Cette contribution a pour objectif, à partir de l’entrée entranse d’une spectatrice lors du défilé syndical du Musée National
du Niger le 1er mai 2007, de questionner l’histoire complexe et lestatut ambigu des tenues traditionnelles exposées dans le pavillon
des costumes ou conservées dans les réserves du musée. Certainesd’entre elles sont en fait des vêtements de génie et jouent un rôle
essentiel dans les cultes de possession. A ce titre, elles constituent unobjet privilégié pour interroger à la fois le génie de l’objet et l’esprit
du lieu. Il s’agit en effet de montrer comment la fusion des mondesvisibles et invisibles que constitue la crise de possession se traduit
par des relations spécifiques entre patrimoine matériel et patrimoineimmatériel au sein du Musée National.