Mots-clés
management of cultural heritage / historic town centres / historic quarters / historic monuments / theory of town planning / conservation of cultural heritage / development / cultural development / cultural policy / public awareness / economic aspects / urban areas / urban development / architecture / town planning / town and country planning / economic impact / economic value / sustainable development / legislation / interpretation / anthropology / economic development / colonial architecture / durability / preservation
Résumé en anglais
This presentation aims at rethinking the colonial architecture as an heritage. The question of the identification of the colonial architecture as an heritage is linked with the functional dimension of this heritage.Rethinking the notions of heritage and development could lead to a new functional and critical appropriation of territories. The presentaion focuses on Congo (DRC), where there is a high degree of heritage variety (tropical modernism...). A new coherent and modern preservation policy could be founded from a certain type of economic appropriation. A new anthropological approach about heritage could be developed by the third-world countries and added to the aesthetical one.
Autres résumés
La communication proposée ambitionne de dégager des pistes de réflexion à propos de la délicatequestion de la patrimonialisation de l’architecture coloniale : un héritage monumental ambivalent, qui pourtant par sa requalification au service du développement, pourrait emblématiquement permettre une réappropriation critique et fonctionnelle des territoires. L’intervention se centrera sur l’expérience acquise en R.D. Congo, qui héberge une étonnante diversité patrimoniale (modernisme tropical,…).
La question de l’identification de l’architecture coloniale comme patrimoine se retrouve confrontée à la dimension utilitaire de cet héritage. Cette dimension traduit un idéal de développement et répond à la capacitéde la société à percevoir dans un cadre bâti existant une perspective d’avenir par l’adaptation et l’amélioration de celui-ci. En « RDC », les coeurs coloniaux des villes n’ont pas connu de transformations radicales, mais une appropriation de fait du tissu urbain, qui a été plutôt soumis à des processus de densification, qu’à des destructions (continuité d’usage entre les époques coloniale et postcoloniale par la construction de multiples annexes au bâti initial, réemploi des édifices issus de la colonisation à de nouvelles fonctions). Par ailleurs, l’intérêt que portent certains responsables africains en matière d’architecture à l’héritage colonial, repose sur la valeur technique qu’ils associent à ce bâti en termes de durabilité et d’adaptation réussie au climat.C’est précisément à partir de cette forme de récupération économique « par facilité » du bâti colonial, qu’une politique consciente, cohérente et moderne de préservation patrimoniale peut être fondée.
Ainsi, paradoxalement, ces villes dites du « Tiers-Monde », qui ont pâti d’un manque de gestion patrimoniale, mais qui ne souffrent pas encore d’une muséification touristique, pourraient avoir la chance de proposer une approche patrimoniale novatrice. Cette dernière associerait à la «traditionnelle» lecture esthétique (sacralisantforme et matière de l’édifice) la démarche anthropologique relevant la valeur des pratiques habitantes (vie associative, projet social). Elle inviterait à un nouveau « savoir-vivre » avec le patrimoine moins strictement contemplatif. Finalement une leçon du « sud » qui pourrait aider le « nord » !