Votre ressource mondiale sur le patrimoine
EN
ES
FR
Notice (permalien)
Réf.
42330
Type
conference item
Titre
Le patrimoine à l’état gazeux : comment le tourisme détourne notre conception de l’authenticité
Langues
French
Auteurs
Dawans, Stéphane / Houbart, Claudine
Date
21/05/2012
Pages
p. 592-598
Titre de conférence
ICOMOS 17th General Assembly
Lieu de conférence
Paris, France
Date de conférence
2011-11-27 / 2011-12-02
Mots-clés
authenticity / cultural heritage / economic aspects / cultural tourism / tourism management / tourist industry / tourism / tourism impact / types of tourism / economic impact / economic value / presentation / musealization / interpretation
Pays mentionnés
Belgium
Monuments et sites
Victor Horta, Brussels, Belgium
Pairi Daiza, Brugelette, Belgium
N° Patrimoine mondial
1005
Résumé en anglais
The gaseous state of heritage: how tourism has distorted our concept of authenticityAt a time when tourism is one of the primary economic sectors of cultural capitalism, it is worth discussing its influence on our perception of heritage. Proof of this is the interest raised by the likes of Umberto Eco, Jean Beaudrillard, Yves Michaud and Marc Augé on the issue based on concepts from semiology, sociology, philosophy of art and anthropology of the contemporary world. In their footsteps, we would like to submit a slightly original approach, which stressed a more subtle, perverse and unexpected side effect: the issue of hyper reality and the weight of the false in the symbolic game attaching us to history and heritage. In fact, it seems that a phenomenon leaning towards the kitsch – still to be defined – is progressively slipping into our assessment criteria, with the risk of deeply affecting the concern for authenticity, which is essential as ideal regulator for heritage policies. If the thought of Disneyland or Pairi Daiza’s ‘Jardin des mondes’ in the Belgian region of Hainaut can put a smile on the expert’s face, the complex game between the falsely authentic and the authentically false is not so far as we like to think from the reality of the large restoration or reconstruction projects observed in recent years. Sometimes it is enlightening to go through reductio ad absurdum in order to usefully test the foundations of a discipline as serious as heritage conservation.
Autres résumés
A l’heure où le tourisme constitue un des secteurs économiques essentiels du capitalisme culturel, il est intéressant de s’interroger sur son influence dans notre perception du patrimoine. En témoigne l’intérêt qu’Umberto Eco, Jean Baudrillard, Yves Michaud et Marc Augé ont porté à cette question à partir de la sémiologie, de la sociologie, de la philosophie de l’art et de l’anthropologie des mondes contemporains. C’est dans leur sillage que nous voudrions proposer ici une approche un peu décalée, qui met en évidence un effet plus subtil, pervers et inattendu du problème : celui de l’hyperréalité et de l’importance du faux dans le jeu symbolique qui nous unit à l’histoire et au patrimoine. En effet, il nous semble qu’un phénomène proche du kitsch – et qu’il convient encore de définir – s’insinue progressivement dans nos critères d’évaluation au risque de modifier profondément ce souci d’authenticité qui reste pourtant essentiel en tant qu’idéal régulateur des politiques patrimoniales. Si l’évocation de Disneyland ou du « Jardin des mondes » de Pairi Daiza dans le Hainaut belge a de quoi faire sourire l’expert, le jeu complexe qui s’opère entre faussement authentique ou authentiquement faux n’est pas aussi éloigné qu’on voudrait le croire de grands projets de restauration ou de reconstruction que l’on observe ces dernières années. Il est parfois éclairant de passer par l’épreuve d’une démonstration par l’absurde pour tester utilement les fondements d’une discipline aussi sérieuse que la conservation du patrimoine.
Ressource intégrale
yes
Licence
Creative Commons Attribution-Non Commercial-No Derivatives (BY-NC-ND)