Auteurs
Gillot, Laurence / Del, André / Cohen, Marianne / Goumézianne, Nabila / Janty, Gwenaëlle / Vallat, Jean-Pierre
Mots-clés
World Heritage / sustainable development / UNESCO / cultural landscapes / cultural heritage / urban areas / town and country planning / conservation economics / public awareness / economic and social development / economic development / concepts / protection / local development / oases / intangible cultural heritage
Résumé en anglais
The institutional practices consider more and more the heritage as a tool for sustainable development. If this change devotes an extension and broadening of the concept of heritage, the social practices does not necessarily fall within the same perspective.In other words,Everyone does not see heritage (a set of material and non-material assets) as part of development, and the transmission of material and non-material assets does not necessarily require for these assests to be considered as a heritage, most often associated, in the social representations, to a greater constraints.
The aim of the Figuig city council (an Oasis in the far east of Morocco) is to apply for registration of the Oasis site to the World Heritage of Humanity.On the basis of surveys and participant observations, the research aims at understanding the representations of the Fuguigui’s heritage, and the gaps between the perspectives of local institutions and local populations.
Autres résumés
Les pratiques institutionnelles considèrent de plus en plus le patrimoine comme un outil de développement durable. Si cette évolution consacre une extension et un élargissement de la notion de patrimoine, les pratiques sociales ne s’inscrivent pas nécessairement dans la même perspective. En d’autres termes, le patrimoine, en tant qu’ensemble de biens matériels et immatériels, n’est pas vu comme élément de développement par tous, et la transmission des biens matériels et immatériels ne passe pas nécessairement par leur patrimonialisation, le plus souvent associée, dans les représentations sociales, à un renforcement de contraintes.C'est cette situation, nous dirons canonique, que l'équipe réunie autour du professeur X de l'Université X s'apprêtait à rencontrer lorsqu'elle fut sollicitée, il y a bientôt 5 ans, par la municipalité de Figuig (Oasis à l’extrême Est du Maroc, à l’écart des grands flux touristiques). L’objectif de la municipalité est alors de demander l’inscription du site de l'oasis au Patrimoine mondial de l’Humanité.La particularité de Figuig, observée sur le terrain, est la disjonction entre les démarches de la mairie, vues par la population comme perspective de contraintes quotidiennes accrues et la volonté observée sur le terrain de ces mêmes populations de préserver leur patrimoine (bâti, palmeraie, pratiques traditionnelles) perçu de manière individuelle comme l’héritage des pères à transmettre aux fils.
Sur la base d’enquêtes et d’observations participantes la recherche présentée vise à appréhender les représentations à l’égard du patrimoine figuigui, et les décalages existant entre les perspectives des institutions locales et des populations locales.